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La (pré)histoire de
ZLM Productions

Nous sommes en 1997, trois années avant le nouveau millénaire.

Toutes les fêtes de village de la France sont occupées

par des lotos, de la musette qui se répète, du pop sans pep's.

Toutes ? Non !

Au fin fond de la campagne lot-et-garonnaise, une petite asso d'irréductibles défenseurs de la culture vivante résiste encore et toujours à l'envahisseur ...

​​ZLM Productions,

c'est toute une histoire !

Et pour celles et ceux qui veulent

en apprendre plus ...

XX : ZLM, pourquoi et comment ?

IB : C’est difficile de parler de l’histoire de ZLM sans évoquer celle de son prédécesseur, l’association Marmite, créée en 1997 pour produire deux artistes intermittents spécialisés jeune public et un duo folk-rock.

Logo de l'association La Marmite

XX : Mais pourquoi le nom “Marmite” ?

Référence de la pâte "marmite"

IB : C’était une blague ! En hommage au fameux “Marmite” - à  prononcer à l’Anglaise ! - cette pâte à tartiner britannique à base de levure, haïe ou adorée selon les goûts, mais sur laquelle les premiers “Marmitons” - adhérents de la nouvelle asso - se précipitaient à 4 heures du matin au retour de leurs concerts pour tartiner du pain grillé beurré… peut-être à cause de sa teneur en vitamine B1, excellente, paraît-il, pour le tonus des musiciens !​ 

Plus tard, le nom a pris tout son sens avec le surnom de    l’association, La Marmite Bouillon de Cultures, qui évoquait      ses valeurs fondatrices d’ouverture à toutes les cultures et tous les publics dans un esprit de rapprochement entre les gens.

XX : Comment est-on arrivé de la production d’une poignée d’artistes en 1997 à plus de 70 en 2024, avec un chiffre d’affaires de PME ?

IB : 1997, c’était encore l’époque où les formalités administratives consistaient à éditer - manuellement - des factures pour les clients et des bulletins de paie pour les artistes, à recueillir auprès des clients les “vignettes” qui attestaient de leur règlement des cotisations retraite de ces derniers, et bien sûr à verser leurs salaires.

Photo d'une vignette La Marmite de l'époque

Ceci est une vignette

"Pour la petite histoire,

quand un de ces premiers artistes est arrivé à la retraite, on a découvert que certains clients - dont une gendarmerie - n’avaient jamais versé les cotisations correspondant aux vignettes…

Heureusement, l’artiste avait consciencieusement gardé copie des vignettes et a donc pu faire valoir ses droits

le moment venu… "

Par la suite, et surtout après 2003 quand le régime des intermittents du spectacle - peu connu du public jusqu’alors - a été sérieusement bousculé au niveau politique national, la réglementation liée à la production de spectacles (impliquant le salariat des artistes) est progressivement devenue beaucoup plus contraignante. 

XX : Il y a eu beaucoup de manifestations cette année-là, pour dénoncer la menace de suppression du régime des intermittents…

Photo de manifestations intermittents 2003 1

IB : Oui, et je m’y suis beaucoup impliquée sur le 47. Au point de vivre une expérience assez marquante : le collectif 47 avait eu l’autorisation des organisateurs de monter sur scène avant le début de certaines représentations programmées, pour présenter nos arguments en direct aux publics.

Un soir à Agen, c’était un spectacle des Baladins, c’était à moi de le faire, et c’est comme ça que j’ai pu voir 1500 personnes se mettre debout en entendant mes paroles, pour me tourner le dos ! Le pire, c’est qu’une de ces personnes, que je connaissais, m’a assuré quelques jours après que j’avais eu bien raison de parler !!!

Photo de manifestations intermittents 2003 2

Par ailleurs, un monsieur qui s’était présenté lors d’une manifestation comme faisant partie des Renseignements Généraux s’est mis à me téléphoner régulièrement pour savoir où serait la prochaine manif. Je ne le lui disais pas, of course !

photos : Ilona Bossanyi, été 2003

XX : Mais la Marmite a continué à se développer… 

IB : Oui, jusqu’alors, en tant que présidente de l’asso, j’assurais bénévolement toutes les tâches administratives et j’en assumais toutes les responsabilités.

Entre-temps, une dizaine de nouveaux artistes sont venus étoffer et diversifier le “catalogue”, et la clientèle de la Marmite s’est rapidement agrandie et diversifiée, notamment suite au premier Festival des Musiquos organisé par la Marmite, en 2001 à Saint Sardos.

En 2004, j’ai compris que je n’arriverais plus à jongler seule entre les besoins de mon travail à temps plein, de ma famille, et des “Marmitons” (les artistes adhérents).

J’ai donc répondu à un appel à projets de la Fondation de France pour la “création d’emplois culturels en milieu rural”, avec l’idée de trouver les moyens de créer un emploi administratif salarié pour la Marmite. 

A ma grande surprise, la Fondation a accordé la subvention - 7000 euros - et en plus son trophée départemental pour le projet. Du coup, la Marmite avait un fonds propre et la possibilité d’embaucher en contrat aidé (5 ans d’aide, à l’époque, via ce qui s’appelait alors l’ANPE - Agence nationale pour l’emploi).  De 2005 à 2012, l’association a pu salarier une demi-douzaine de personnes qui cherchaient un emploi local et qui ont ainsi découvert le monde de la culture vivante.

En 2006, l’asso a pu déménager de son siège (mon bureau de travail chez moi) en louant un local à Prayssas (dans le 47), où nous avons continué à organiser les festivals des Musiquos, tous les 2 ans jusqu’en 2010.

XX : Et d'ailleurs, le festival des Musiquos ?

Affiche numéro 1 du Festival des musiquos

IB : Ce festival, que nous voulions interculturel et intergénérationnel, mais aussi les spectacles jeune public et les mini-spectacles d’éveil que nous produisions pour les structures petites enfance, ont attiré l’attention de la CAF, qui nous ont proposé une subvention annuelle en contrepartie de l’organisation de 5 ou 6 évènements intergénérationnels par an pour animer nos villages. Ce qui a donné lieu, en plus du Festival des Musiquos, aux “Concerts par si, par la” dans différents villages, à la “Faites des Mots”, et aux “Goûters à la Bibliothèque” et aux “Marchés festifs” de fin d’année à Prayssas, conçus pour faire découvrir la musique et la gastronomie de différentes régions du monde. 

C’est pendant ces années-là que la Marmite s’est lancée dans l’éco-sensibilisation : nous étions les pionniers des gobelets réutilisables dans le 47, avant de lancer des randonnées ramasse-déchets, les “Grand nettoyages du Printemps”.

Affiche numéro 3 du Festival des musiquos
Affiche numéro 2 du Festival des musiquos
Affiche numéro 4 du Festival des musiquos

Mais ces efforts ont donné lieu aussi à l’épuisement des bénévoles réguliers et des salariés permanents de la Marmite, et aux premières réflexions sur l’avenir de la structure et de sa gouvernance.

Le nombre de spectacles produits augmentait régulièrement, les tâches administratives aussi, et il a été décidé de sacrifier les activités d’animation, trop dépendantes de bénévolat et de subventions dont la mobilisation était de plus en plus ardue et chronophage, pour recentrer l’activité sur la production de spectacles, qui permettait de maintenir deux emplois permanents à temps plein à Prayssas et d’aider une soixantaine d’artistes intermittents. 

Et c’est ainsi que ZLM Productions est née, en 2012, d’une fusion initiale entre deux associations du 47 - Zone Libre (ZL) et La Marmite (M) - toutes deux à la recherche de partenaires pour renforcer et professionnaliser leur accompagnement d’artistes professionnels du spectacle. 

Affiche numéro 5 du Festival des musiquos
Affiche numéro 6 du Festival des musiquos

​Pour que le spectacle reste un moment magique !

Logo Rideaux ZLM Productions

Horaires d'ouverture

Du lundi au jeudi de 9h à 16h

Le vendredi de 9h à 12h

18 place de l'hôtel de ville

47360 Prayssas

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